Avant de vous présenter le film (que je dois encore monter) et les photos que j’ai reçues de la fête de Bielle de cette année, je vous propose de patienter avec quelques photos qui m’ont été prêtées par Marie-Danièle Morin.

Si vous avez des photos de la fête de cette année et que vous souhaitez les partager sur le site, contactez-moi. Merci.

Voici le texte écrit par Marie-Danièle Morin pour accompagner ces images.

SOUVENIRS, SOUVENIRS… DES VACANCES DE REVE A BIELLE

Je suis arrivée à Bielle pour un mois de vacances de rêve avec mes parents et ma sœur en août 1962.

 Je me souviens de l’accueil chaleureux des habitants. Mes parents avaient loué un appartement à Madame Isaure qui tenait l’épicerie avec sa fille place de l’Eglise. Elle venait de perdre son mari et travaillait dur.

 La vie était dure à Bielle à cette époque. Les hommes allaient au champ et les femmes étaient très investies dans le travail de la ferme. Il y avait peu de mécanisation et j’ai le souvenir de cultivateurs qui travaillaient beaucoup. Ils ne connaissaient le mot vacances que pour une ou deux journées et pas tous les ans.

 Mon école m’avait demandé de faire un exposé sur mon lieu de vacances. J’ai rencontré, l’Abbé Bernet qui m’a prêté des documents pour connaître l’histoire du village. Il m’a

informé d’un projet de fête folklorique qu’il préparait avec Monsieur le Maire.

 La nouvelle s’est répandue très vite dans le village, les anciens ont fouillé dans leurs armoires et les vêtements oubliés depuis des années ont réapparu.

 Ils étaient dans un triste état mais ma Mère, modiste de son métier, et des femmes du village ont passé de longues journées à reblanchir les coiffes, nettoyer les vêtements. Les familles Cazaubon et Labadiole nous ont prêté des costumes.

 Je me souviens aussi du dynamisme qui animait les habitants pour préparer cette fête organisée en une dizaine de jours sous la direction du Colonel Cogombles et l’Abbé Bernet.

 Nous avons répété et le 19 août 1962 nous étions prêts à vous présenter le film et les photos que vous pouvez contempler aujourd’hui.

 J’ai ressenti à Bielle une très forte identité régionale, même de vallée car on disait à l’époque “la vallée d’Ossau, la vallée des costauds”.

 Madame Cazaubon qui parlait Béarnais comme beaucoup d’habitants nous a appris quelques mots dont je me souviens encore. Grande belle femme très sympathique, elle nous a emmenés couper le foin. Je me souviens avoir essayé sous son œil attentif, j’étais plutôt maladroite avec la faux. On revenait sur le haut de la charrette et nous étions folles de joie.

 La vue des rues de Bielle envahies par les vaches lors de la transhumance reste un grand souvenir.

 Le soir, je me joignais aux jeunes et à mes amies Yvette Labadiole et Annie Botaya et nous traversions le village en chantant, c’était le passe-rue, nous parlions avec les habitants et j’apprenais sur la vie rurale.

 De ces vacances, je garde le souvenir de villageois très travailleurs, de personnalités très fortes, de communication entre les habitants car la fête a été organisée en une dizaine de jours ce qui prouve la grande implication des Biellois. Elle a été organisée avec très peu de moyens et beaucoup d’imagination.

 Adichats
MARIE DANIELE MORIN

 PS : en 1962, peu de personne avaient un appareil photo et encore moins une caméra, nous étions loin de notre époque où l’on peut photographier avec son portable, ceci donne encore plus de valeur à ses précieux documents. Grâce à internet j’ai pu rencontrer Michel Mouret qui a scanné mes photos pour vous les présenter.

 En août 2013, j’ai aussi passé quelques jours à Bielle et j’ai admiré avec émotion la restauration des maisons, Bielle reste une perle pas assez connue. J’ai pu aussi apprécier la fine gastronomie du restaurant l’AYGUELADE et la décoration raffinée des chambres.