Cet article fait suite à “Un peu de botanique de Sillacondre à la cabane de l’Auda“.

A l’entrée des estives de Poursuigues on jouit d’un point de vue exceptionnel (1).

Je montre (2) à J.-P. la quèbe (3) qui servait d’abri autrefois aux jeunes bergers, et quand ils étaient un peu plus âgés ils aménageaient dans un espace approprié une cabane rudimentaire et le tout s’appelle le cujala.

Tous ces sommets et parties de montagne portent un nom particulier : Las Arazures, la Pène de Gospt, le Rey , le planet d’Assiste, le Soum du Boila de Gère-Bélesten, de la Courade, la pointe du Bois de Terres inconnues et au fond, le sommet du Jaout.

Pendant ce temps Michel (4) a surpris ces belles fleurs au dessus de la cabane de l’Auda:

  • Pensée cornue (5)
  • Polygala du calcaire (6)
  • Luzule penchée (7)
  • Cardamine des prés (8)
  • Gaillet Croisette (9)
  • Lamier pourpre (10)
  • Petite Sanguisorbe (11)
  • Gentiane printanière (12)
  • Renoncule de Gouan (13)
  • Grassette à grandes fleurs (14)
  • Orchis tacheté (15)

Autrefois les Gaillets jaunes (9) ( Galium verum, Galium vernum et Galium cruciata ) étaient utilisés pour faire la caillade (pour faire cailler le lait).

Aujourd’hui les présures bio et l’utilisation du thermomètre ont remplacé toutes ces vielles pratiques.

Près d’une centaine d’espèces étaient en fleurs et le temps magnifique a permis de réaliser ces prises de vues.

Texte de François Masonnave et photographies de Michel Mouret